Alors que sur ma byciclette je m'apprétais à franchir le pont bleu , voilà que je vis venir sur moi une énorme charrette tirée par un attelage à quatre chevaux.Ils descendaient la côte du Pellet à un train d'enfer ,je crus bien qu'ils manqueraient le pont et verserait dans  la rivière/Mais non!, avec une maestria digne de Charlton Heston dans ben -Hur ,le conducteur négocia la courbe , tandis que je me jatai dans le prè en contre-bas de la route afin d'éviter de me faire piétiner.

Les chevaux, le regard en feu , la bave aux lèvres passèrent devant moi et filèrent au galop en direction du village que je venais de quitter.

Mais où va donc cet équipage à cette allure?

Curieuse je repris ma modeste monture et me dirigeai vers le bourg.

Ils étaient là, arrêtés, haletants, devant la forge.

Marcel s'activait déjà au foyer , son tabler de cuir lui tombant jusqu"aux pieds ,le bérêt bien enfoncé sur la tête, tenant à la main un marteau et une pince,il s'apprêtait à changer les fers aux chevaux....

Soudain j'entendis un vacarme épouvantable que je ne pus identifier dans l'instant.

Affolée je me débattis , faisant du même coup tomber mon réveil et ma lampe de chevet.

j'avais rêvé!

Héphaïstos le Dieu des forgerons  avait depuis longtemps déserté la forge du petit village dans lesquel je réside et Marcel lui même avait rejoint la forge Céleste  emportant avec lui la chanson des étincelles prisent entre marteau et enclume.

Le vieux soufflet avait rendu son dernier soupir, le silence régnait seul dans ma rue au petit matin.
Vulcain versera ....qui sait....une larme de feu sur ce métier en voie de disparition....le métier de forgeron....Bonne journée.image google....Justine