Oh! mon Dieu ,la pauvre!   mais que fait-elle là sous cette pluie torrentielle?

Soudain un coup de vent plus fort  dans la bourrasque   la colle  littéralement contre le grillage du jardin de Dominique  sous les branches du pommier.

L'orage se déchaîne avec une puissance démoniaque.

Annoncé depuis la veille , par la télévision , relayé par la radio, nous savions notre département ainsi que 11 autres , déclarés sous vigilance orange aux orages.

Vers midi le ciel s'assombrit , le tonnerre se fit entendre...;sur les nerfs, j'attends.Je n'aime pas l'orage!

On a pu voir en maintes occasions les dêgats   qu'il provoque,les destructions  et décés dans les campings et les villages situés trop près des cours d'eau....

L'après midi se déroule dans un climat de tension , d'appréhension, la radio réitère ses conseils de prudence.

Soudain vers 19 heures ,le vent se manifeste avec violence , les volets non attachés claquent, les chaises du salon de jardin se déplacent sur le carrelage de la cour.
La grande sapinette des voisins oscille dangeureusement.

L'olivier de mon jardin se tord, se plaint, perd ses fruits qui tombent sur un sol sec et aride....les lauriers balayent les quelques herbes folles à proximité.

Les feilles des pommiers volent arrachées sans ménagement...;et puis vient la pluie.

Elle frappe, tape le goudron de la rue ; méchante; hargneuse , elle se rue dans les gouttières; déborde, envahit les rigoles , descend emportant avec elle tous les résidus de branches et de feuilles  mâchées; bouchant les petits ponts .

Elle forme un ruisseau qui, incontrolé passe sur les marches , menaçant d'entrer dans les maisons.   L'orage tonne  très fort, les éclairs illuminent un ciel d'encre, le vent hurle, tourbillonne, l'électricité vient à manquer, c'est la fin du monde....

Je risque un oeil derrière une vitre de la fenêtre de ma cuisine...;la petit fille est demeurée collée à la barrière du jardin du bout de ma rue....

La calme revient....Abritée sous mon parapluie j'ose sortir et me dirige vers le jardin de Dominique.
la silhouette est toujours là...je m'approche....lève la capuche ....rien....le vide....

Personne sous l'anorack collé au grillage...

Les bras m'en tombent...

Puis....ce matin un engin est venu détruire la maison du bout de ma rue....
Il n'en reste qu'un tas de pierres et de gravats qui seront débarrassées prochaînement....Dans le grenier de celle-ci peut-être y avait-il encore ...;des vêtements..;Détruire une  maison ...parfois...;c'est déranger ...un ou des fantômes....

Bonne journée.Justine Claire

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